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Hello Freedom !

« Au revoir président ». Cet article pourrait commencer ainsi… Avec cette ligne tirée de la publicité  pour le loto. J’en ai toujours rêvé… La montée d’adrénaline du « je quitte tout, je passe à autre chose », le lâcher prise, imaginer tout ce que vous allez vivre à présent. Il y a forcément les lendemains qui déchantent, des matins pas commodes où l’on se demande si on a fait une belle bêtise… De regarder derrière soi et de se dire « Et si ». Et si, on recommençait sa vie… Et puis surtout, on a peur. Beaucoup. Surtout. De ce que l’on fera pendant et ensuite.

Je ne sais plus à quel moment je me suis dit que c’était maintenant … Je me suis revue compter les euros qui allaient me passer sous le nez … X euros pour x mails envoyés, oui oui j’ai calculé. J’ai aussi calculé le nombre d’étages que j’avais parcouru ces deux dernières années à courir d’une pause café à la salle de réunion dans cette grande tour en acier. Et puis j’ai repensé à toutes ces heures passées à stresser pour une réunion, un mail mal édité, noté à la main tous les matins ma to-do du jour en me disant que si ce n’était pas barré d’un stylo bille jaune à 18h, j’avais raté ma journée. Il y a aussi eu ces quelques mots d’une collègue qui revenait d’une année sabbatique et qui m’a simplement dit « on se remet dedans forcement ». On se remet forcement au quotidien métro-boulot-stabilo-dodo. Ok oui. Mais pas maintenant. Pas à 32ans.

Il y a avant et un après. Et voilà comment ta vie peut changer. Un jour, tu crois que tu vas te marier, tu as l’appartement qui va bien, le chat gris assorti… Tu te prépares en conséquence. Tu te prépares même psychologiquement en conséquence. Tu t’imagines que ta vie va être douce et routinière, que tu vas dire oui, que tu vas faire un enfant. Que tes week-ends seront fait de brunch et de week-end organisés, que tu passeras tes vacances au Touquet ou à la Trinité, que tu regarderas ton mari en l’admirant pour ce qu’il est ou tout du moins pour l’image que tu t’en ai fait, pour tous ces moments.
Et puis, bim, tu rembobines. En fait, la vie en a décidé autrement. Et tu suis. Les crustacés du Touquet n’ont plus la même saveur, limite tu préfères un burger. Et tu changes de vie parce qu’il n’y a que ça à faire. Et tu pars loin, bien loin. Pour oublier ce qu’était une possible hypothétique vie de famille. Tu mets de côté tes rêves de princesse de 5ans. Tu t’enorgueillis comme tu peux de ce que les autres n’auront pas vécu. Mais tu n’es pas complètement conne et tu sais bien tout ce que tu vas manquer: les apéros au bar du coin, les premiers pas des enfants de tes amis, les ragots, les potins, les petites choses du quotidien…
Tu espères juste que le bonheur t’attendra sur le chemin…