Storytelling | social media

Tout est une question de storytelling

Je vais probablement me faire l’avocat du diable dans cet article en vous prônant les pros and cons d’une bonne situation professionnelle – si tant est qu’il y en est une bonne ou une mauvaise. Certains auront probablement lu cet article sur Forbes d’une jeune fille de 23 ans qui gagne près de 60.000$ par mois (Oops, 100K depuis quelques semaines) en faisant du business coaching. Au choix, vous allez l’envier (c’est bien naturel) ou vous demander comment elle a fait (difficile de croire qu’on peut faire du business coaching sans avoir jamais mis les pieds dans une entreprise). Elle est à Bali et notez que l’auteur de l’article aussi. Et il n’y a qu’un mot, à mon avis, pour justifier une partie de son succès: le storytelling!

Le storytelling, késako ? Ou l’histoire du #Moi2.0!

Comme 90% des mots orientés business sont en anglais, il serait difficile de le traduire mais il s’agit globalement de raconter une histoire. Une belle histoire autour de sa vie, son oeuvre.

Les objectifs d’un bon storytelling sont généralement les suivants:

  • Capter l’attention de son interlocuteur
  • Susciter de l’émotion auprès de la cible
  • Convaincre et remporter l’adhésion de son public
  • Favoriser la transmission et le bouche à oreille
  • Éduquer
  • Humaniser un discours, une idée
  • Élever au rang de mythe

Notez que j’aime particulièrement ce dernier objectif #Toomuchisneverenough. Mais bref, pour résumer, le storytelling, c’est presque un job à plein temps. C’est travailler son image, se connaître, s’affirmer et se vendre (mieux que les autres).

Storytelling ou personal branding ? 

L’un ne va pas sans l’autre. Le personal branding, c’est le développement de sa marque personnelle. Plus concrètement, le personal branding revient à utiliser des techniques de marketing et de communication utilisées par les entreprises pour développer sa propre image dont le storytelling.

Voici 5 règles d’or pour réussir sa stratégie de storytelling

Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés. L’adage est vrai. Et si je devais repositionner mon image, j’appliquerais probablement les conseils suivants.

  • Connaître son audience

Quelle est votre cible ? Quelles valeurs souhaitez-vous véhiculer ? Ne perdez pas de vue qu’on communique avant tout pour sa cible principale, et que les méthodes et les messages seront différents en fonction de l’âge, du sexe et du niveau social de votre audience. Soyez en phase avec votre cible et utilisez leurs codes culturels.

  • Un bon storytelling, c’est une histoire simple

Une bonne histoire est une histoire facile à comprendre. Inutile  de s’embarquer dans des histoires alambiquées avec des dizaines de péripéties et autres rebondissements. Pour que votre storytelling soit efficace, vous devez être à même de pouvoir résumer – et faire comprendre à tous – votre histoire en une phrase.

  • Un bon storytelling, c’est une histoire émouvante et authentique

Sans tomber dans le pathos, plus vous en direz sur vous (ou sur votre entreprise), plus votre audience accrochera. Donnez chair à votre histoire en l’incarnant : expériences personnelles, anecdotes, témoignages, bref tous les moyens qui apportent de l’expressivité et vous permettront de vous crédibiliser. 

  • Utiliser les bons formats

Comme on dit, une image vaut 1000 mots ! Avec internet et les réseaux sociaux, nous sommes entrés dans une ère d’infobésité : nous sommes constamment submergés d’informations et notre temps d’attention moyen sur un message qui nous parvient est de 8 secs. Dans cette situation, l’image et la vidéo sont incontournables !

  • Gérer sa présence sur les bonnes plateformes

Parce que vous ne vous adresserez pas à la même cible en utilisant Snapchat, Linkedin ou Instagram, il est important de sélectionner en amont les réseaux sociaux que vous connaissez et maîtrisez et sur lesquels votre audience est présente et active. Inutile d’être partout, votre message risquerait de s’éparpiller.

France vs le reste du monde – une question de différences culturelles

J’ai deux exemples autour de moi d’américains successful, career-oriented, millionnaires avant 30 ans. Et ceux d’amis français, brillants, entrepreneurs mais avec plus… de retenu, dirons-nous.

Parce que les Ricains ont un don. Ce sont les champions pour se vendre, affirmer qu’ils sont les meilleurs, tout le temps et pouvoir en l’espace d’1 min vous regarder droit dans les yeux, dans une robe rouge (parce que le rouge fait vendre mesdames #exercice1 du life coaching) et vous indiquer successivement leurs revenus, leurs biens immobiliers, les villes dans lesquelles ils ont vécu, les pays qu’ils ont visité, le nombre de leurs publications on-line/off-line, le nombre de leurs abonnés sur Instagram/Snapchat et vous vanter les 7 bonnes raisons pour lesquelles il est important de se réveiller au lever du soleil. Tout cela sans respirer. Et j’admire. J’admire cette assurance sans faille que certains peuvent avoir professionnellement. Et qui fonctionne.

Et j’en suis venue à m’interroger sur les différences culturelles d’un côté ou l’autre de l’Atlantique. Parce qu’elles existent bel et bien et elles sont parfois un peu choquantes. L’américain prônera la réussite, le self made-man et plus généralement tout ce qui représentera « l’american dream » quand un Européen valorisera l’acharnement et la modestie.

Pour illustrer mes propos, j’ai fait l’exercice de sélectionner deux profils et sites internet aux compétences identiques (social media consultant) mais aux nationalités différentes. Personnellement, je trouve cela flagrant (sans jugement). Je vous invite à consulter leur compte Instagram respectif pour donner encore plus de poids à mes propos.

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Je ne pense pas qu’il y ait de bonnes ou mauvaises façons de se vendre si tant qu’elle soit adapté à votre culture, votre personnalité et vos objectifs.